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candidus infos joinville

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Information, réflexions diverses et variées sur l'actualité à Joinville-le-Pont,dans le Val-de-Marne, en France et dans le Monde.

Articles avec #histoire. catégorie

Publié le par candidus.
Publié dans : #Histoire.

Hommage aux Martyrs(es) de la révolution qui nous est tant vantée .....Vous avez dit " des lumières " .....Ne pas tenir compte de l'invitation à une commémoration qui date de 2010. !

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Publié le par candidus.
Publié dans : #Histoire.

1-500788.jpgC'est aujourd'hui que se déroule en Vendée aux Lucs-sur-Boulogne, la commémoration du 220 ème anniversaire de l'insurrection vendéenne de 1793, en présence de M. Lech Walésa leader polonais du syndicat «  Solidarnösc » qui, selon les organisateurs « symbolise une résistance populaire à l'oppression d’État » qui fut celle des vendéens de 1793.

Cette manifestation est organisée sous l'égide du Conseil général de Vendée que préside M. Bruno Retailleau (UMP)

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Publié le par candidus.
Publié dans : #Histoire.

                                                        Le  Monument aux Morts de 14-18 

 

 

La guerre de 14-18 avait frappé vite et massivement : 8.500.000 hommes tués au combat pour l’espace occidental (y compris la Russie) ! La France avait payé un lourd tribut avec ses 1.459.000 morts. 

Lorsqu’en 1919 le gouvernement autorisa le rapatriement des corps des 700.000 soldats identifiés, seuls 240.000 revinrent au pays. 

Un fils d’Aurillac, Paul DOUMER, futur 13ème Président de la République, dont le fils avait péri dans la tuerie, demandait inlassablement de laisser ensemble ceux qui avaient souffert : « Laissons les dormir côte à côte au champs d’honneur, qu’importe leur lieu de sépulture, la vraie tombe est dans nos cœurs ». 

Alors la France se couvrit de monuments aux Morts devant lesquels devaient se recueillir à chaque manifestation patriotique, le maire avec son conseil municipal, les anciens combattants ainsi que les parents des disparus. 

36.000  communes érigèrent 36.000 monuments sauf une douzaine qui n’avaient pas un seul mort à déplorer.  

Les noms de nos morts devaient figurer sur ces monuments mais  également sur les plaques des paroisses, des entreprises et des écoles. En tout près de 150.000 inaugurations entre 1921 et 1930

 

 

   Pour les architectes, les marbriers, les entreprises de pompes funèbres et les fondeurs, ces monuments représentaient le marché du siècle. 

 

 

Le conseil municipal  de Joinville avait un délicat problème à résoudre : quel type de monument fallait-il élever ?..... Il aurait fallu pouvoir assister aux discussions passionnées où les vieilles querelles politiques et religieuses resurgissaient............ 

Impossible d’exalter la mort des poilus, fut-elle héroïque. Il fallait représenter un poilu debout, mais dans quelle attitude ?... Ou encore une femme vêtue d’un péplum grec. Mais quelle femme ? la Patrie ou l’épouse ? 

C’est finalement  une femme vêtue d’un péplum qui fut choisie par le conseil municipal    de      Joinville. monument-aux-morts-joinville.jpg

      Photo :Le monument aux morts ,hier .(collection René Dennilauler)

 

Ce monument fut inauguré en 1926 par le maire Henri Vel-Durand. Il fut baptisé « Au Poilu de Vincennes » car le « Camp de St Maur » (camp de 2.000 militaires, dépendant de l’Ecole Normale Militaire de Gymnastique et d’Escrime de Joinville, situé à l’emplacement de l’INSEP actuel) faisait encore partie du territoire de notre commune. 

Sur ce monument furent apposées deux plaques avec les noms des 367 Joinvillais morts pour la France. 

367 morts pour une population de 8.000 habitants (environ

 

Ce monument permet aux Joinvillais de se souvenir et d’honorer en plus des morts, les «  Gueules cassées », les « Ailes Brisées » les invalides, les mutilés, les « gazés », les familles qui avaient perdu un père, un ou plusieurs fils, les veuves et les « veuves blanches »….  

 

René Dennilauler.Ceremonies-11-11-2011-037.jpg

Photo ; Le monument aux morts aujourd'hui .

 

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Publié le par candidus.
Publié dans : #Histoire.

Baptême  des voies publiques  

 

img027.jpgCette Première Grande Guerre  Mondiale  fut une  victoire pour les Alliés. Aussi  fallait-il  porter des témoignages pour  honorer les vainqueurs afin que les générations suivantes s’en souviennent. 

Ainsi de nombreuses rues et  places de France changèrent de nom. 

Joinville le Pont ne fut pas la dernière à honorer les vainqueurs. 

grâce à son Maire Achille Ernest MERMET. Elu en 1912 à la suite d’Eugène VOISIN, malade, il restera le Maire de cette guerre jusqu’en 1919. 

Dès le 2 Mai 1916, il fit voter par son Conseil Municipal le nom du  nouveau pont (1910) qui reliait St Maur à Joinville et à Champigny: «Pont du Roi des Belges, Albert 1er». Le Roi des Belges ayant rejeté  l’ultimatum du Kaiser Guillaume II , décréta immédiatement la mobilisation générale afin de ne pas laisser passer les troupes allemandes. Malgré cela  la Belgique fut  envahie par les troupes du Kaiser dés le 3 août 1914 . 

 

Le 26 Septembre 1916 la Route de la Brie prend le nom d’avenue du Général  Joseph Gallieni, décédé le 27 Mai 1916. C’était lui qui avait monté le transport des troupes par les taxis parisiens pour la bataille de la Marne. Or la Route de la Brie allait justement vers la «Marne»,  malheureusement les «Taxis de la Marne» n’empruntèrent pas (tous NDLR) le Pont de Joinville…. 

Pour éterniser le souvenir de l’horrible bataille de Verdun, l’ancien carrefour de Polangis fut baptisé Place de Verdun, ce 31 Octobre 1916. 

Le  24 Juillet 1918 pour honorer le dévouement du personnel médical de l’hôpital militaire Canadien, la rue (route) des Corbeaux prend solennellement le nom d’avenue des Canadiens (l’actuelle N4).  

Ce n’est que 73 ans plus tard que le quartier des réservoirs prit les noms de Place des Canadiens, rue Halifax et square Québec. 

Tous les soldats décédés dans l’Hôpital Canadien  furent transférés dans des cimiers de regroupement.  

Au départ du Colonel BEAUCHAMP, le Conseil Municipal du 18 Septembre 1918 décida d’ouvrir le cimetière communal aux blessés canadiens qui décéderaient ensuite à l’hôpital. Ainsi 13 “Canadiens” reposent dans notre cimetière dans le “carré des canadiens” (13ème division) : 

 

Enfin, peu avant l’armistice, le 18 septembre 1918, le Conseil Municipal décide de créer dans le cimetière communal, le Carré des Combattants morts pour la France:  54  français ,7  anglais ,5  australiens  et 2  canadiens, BEAUDOIN et BELISLE, , tous deux infirmiers de l’Hôpital Canadien et victimes de la grippe espagnole. 

 

Dans la foulée il fallait honorer également  le Président Wilson des Etats Unis qui avait établi les grandes lignes du Traité de Versailles (qui sera le prétexte de la Seconde Guerre mondiale!) 

 

Henri VEL-DURAND, maire de Joinville à partir de 1919, baptisa  la première partie  de la route de Paris  qui longeait le Bois Bénard (Bois Cabi) ,  entre le pont du Chemin de fer jusqu’à la gare de Joinville: Avenue Jean Jaurès en  hommage à ce dirigeant  socialiste, un pacifiste qui préconisait un rapprochement de la France avec l’Allemagne, assassiné le 30 Juillet 1914.   

 

La rue des Cliquettes deviendra la rue Emile Moutier en 1922 en l’honneur de ce jeune Lieutenant de 25 ans, mort pour la France. 

 

C’ est  le maire  Vel-Durand  qui inaugurera  le Monument aux Morts de 14-18 en 1926. 

 

A cette époque l’entrée du cimetière s’effectuait par la rue du Cimetière donnant sur l’avenue Gallieni. De nos jours l’entrée est sur la rue des familles. La rue du cimetière devint la   Rue du 11 Novembre 1918. 

 

Enfin, peu avant l’armistice, le 18 septembre 1918, le Conseil Municipal décide de créer dans le cimetière communal, le Carré des Combattants morts pour la France 

 

Enfin, après les funérailles nationales du Maréchal Foch, l’avenue du Château prit le nom d’avenue Foch, fin Mars 1929. 

 

Bien plus tard,  la rue  Marie-Louise (Polangis) prit le nom d’Etienne PEGON, un ancien Combattant, mutilé, bien connu des Polangeois.

 

La Société des Mutilés, Anciens Combattants,  Réformés et Veuves de Guerre  fut fondée en 1918 par quelques mutilés à Joinville le Pont. Son siège était au N°14 de la place de  Verdun. Cette association  avait pour but de  de défendre et de faire valoir  les droits acquis au prix de leur sang versé  sur les champs de bataille. 

Grâce au dévouement et à l’activité  de son Président Gabriel BUREAU et de son Secrétaire Général Etienne PEGON , deux martyrs  de leurs atroces blessures, la Société prit un essor considérable  surtout quand elle groupa en 1928 les Anciens Combattants  titulaires de la Carte et les «Victimes de guerre». (à suivre)

René Dennilauler.

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Publié le par candidus.
Publié dans : #Histoire.

               La Grande Guerre de 1914-18  4ème épisode

Avec René Dennilauler ……

 

- Les Années de guerre Taxis-de-la-marne.jpg

 

Le 7 septembre 1914, les joinvillais ont pu voir le défilé sur le pont de Joinville des quelques 700 taxis parisiens dits «  taxis de la marne » réquisitionnés pour acheminer les troupes depuis Paris, aux alentours de Nanteuil-le-Haudouin, d’où nos soldats partaient pour le front.

 

La population ne souffrait pas trop des rationnements car les fermes de la Faisanderie, du Tremblay et des maraîchers subvenaient suffisamment aux besoins des 8.000 Joinvillais 

Les chevaux avaient été réquisitionnés par l’armée. 

Notre Ecole Normale de Gymnastique ferma immédiatement lors de la mobilisation générale, pour rouvrir en 1916 car le Front avait besoin de cadres entraînés. 

Les usines continuèrent à tourner, grâce aux femmes qui avaient remplacé les hommes partis au Front. 

Beaucoup d’entre elles travaillaient à la Cartoucherie du Bois. 

 

Mais les journées des Joinvillais étaient surtout  rythmées par l’arrivée des journaux de   Paris   dont les articles perdaient lentement leur optimisme avec cette affreuse guerre des tranchées. 

Les mères et les épouses lisaient avec anxiété les combats de la Somme des Ardennes, de Verdun, de la Marne. Documents-presse-1916-006.jpg

 

De temps à autre, une carte ou une lettre venait du Front. 

Deux cinémas à Joinville «Eden» et « l’Etoile Polaire » ,et sûrement  d’autres ?) Projetaient des courts reportages: Les Actualités Pathé, Pathé Journal, Gaumont Journal, Eclair et Eclipse, sous  la censure des Militaires qui utilisaient ces films comme moyens de propagande pour les français mais aussi contre l’ennemi!. 

 

Les bombardements de Paris par la “Grosse Bertha”,  les bombes des avions allemands (22 morts et 76  blessés en banlieue parisienne), en février 1918 et les combats aériens (à Chelles)  obligèrent les Joinvillais de trouver un refuge dans  le tunnel du canal. Du coup celui-ci fut éclairé à l’électricité en 1918. img026.jpg

 

 

Mais c’était la cloche de l’Eglise St Charles  qui figeait toute activité à Joinville. Chaque fois elle annonçait la mort d’un de nos combattants, un mari, un père, un frère, un fils. 

Cette cloche au son  lugubre sonna 367 fois……en quatre ans.. 

 

Le maréchal des logis François VERDIER (31 ans)  fut le premier Joinvillais tombé au Champs d’honneur à   Marcilly, le 8 Septembre 1914. 

C’est le 28 Juillet 1916 qu’est tombé à  Belloy Santerre le Lieutenant Emile MOUTI ER  (25 ans)  du 272éme Régiment d’infanterie. 

La rue des cliquettes portera son nom  à la suite d’une décision du Conseil Municipal du 15 Janvier 1922. 

 

 

- Les Jetons de Nécessité 

 

Au cours de cette Grande Guerre, tous les ustensiles ménagers, les outils et les objets d’art en cuivre, en laiton ou en bronze ont été  réquisitionnés par les autorités militaires pour la fabrication d’obus et de cartouches. A cette époque, le cuivre nous venait d’Afrique, du Cameroun allemand…. 

A Joinville  les pièces de monnaie étaient devenues très rares, car elles étaient en bronze. 

La population ainsi que les commerçants éprouvaient de grandes difficultés pour faire l'appoint ou pour rendre la monnaie lors des achats quotidiens. 

Des scènes épiques se produisirent au guichet de la gare pour le paiement des trajets en chemin de fer de la Bastille. 

A un tel point que de nombreuses villes françaises frappèrent monnaie et plus particulièrement des pièces de 5, 10, 25, 40 et 50 centimes et même des jetons de 1, 2 et 3 francs. Ces pièces en aluminium dites de «nécessité» étaient éditées non pas par les municipalités mais par des chambres de commerce, des groupements de commerçants, des cafetiers, des régiments et même des particuliers. 

Nous connaissons six éditeurs de pièces de monnaie à Joinville: le Groupement des commerçants, Industriels et Habitants, Bel Air (?), le bureau de chômage, le Mess des sous-officiers de l'Ecole de Joinville, Landier (?) et la Société Coopérative. ( à suivre )

 René Dennilauler.

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Publié le par candidus.
Publié dans : #Histoire.

La Militarisation du Bois de Vincennes 

 

N’oublions pas que le tiers du Bois de Vincennes faisait partie du territoire de notre commune. 

Dès le mois d’Août 1914, les 350 hectares du Bois furent réservés à l’armée et encerclés de fils de fer barbelés. 

- La ligne de chemin de fer fut rétablie  entre la gare de marchandise  (très importante) de Joinville et le parc d’artillerie,  la Cartoucherie  et le Fort Neuf de Vincennes.  Un atelier de chargement de 4 hectares sur la gare de marchandise fut déclaré d’intérêt sanitaire et militaire. 

 

- Sur le champ de course un terrain fut réservé pour l’exercice de lancement de grenades chargées. L’autre partie de l’hippodrome fut prise par le Centre d’évacuation et de triage du Service Automobile. 

Jusqu’en 1920, le Bois de Vincennes était  resté un ramassis de vieux canons, d’automobiles et de baraquements. Pourtant une loi votée en 1919, déclassait toute la zone militaire du Bois pour l’annexer à la Ville de Paris. 

Cette Loi ne fut appliquée que le 19 Avril 1929, date à laquelle la commune de Joinville fut amputée de ses 103 hectares du Bois de Vincennes. 

 

- En 1917, une garderie d’enfants fut installée dans le Bois pour les ouvrières Joinvillaises de la Cartoucherie. 

 

Vers 1916  Un  hôpital militaire, américains’ était installé dans le château du Parangon. 

Mais c’était  L’hôpital Militaire  Canadien qui fut le plus renommé. Et accepté par les Joinvillais. 

 

- L’hôpital Militaire  Canadien img024.jpg

 

Au mois d’août 1914, le Canada, avec l’Angleterre, entrait en guerre contre l’Allemagne du Kaiser.  

Au début de 1915, l’université  Laval de Montréal proposa à l’armée canadienne d’organiser un hôpital stationnaire de 400 lits. Cette proposition acceptée par Ottawa fut ensuite ratifiée par le Ward Office de Londres. 

L’université nomma le colonel G.R. BEAUCHAMP pour diriger et organiser ce projet. Le gouvernement canadien transforma ce projet  de 400 lits en l’ Hôpital Général Canadien N°6 qui comprenant 1040 lits avec 319 membres de personnels dont 39 officiers (chefs de clinique) et 73 infirmières (nurses). Ce personnel médical comprenait des spécialistes : dentistes, ophtalmologistes, radiologistes, bactériologistes, neurologues, urologues 

Un tel “hôpital” comprenait en plus du personnel médical toute une équipe technique (cuisiniers, coiffeurs, électriciens....) ainsi que le matériel et les tentes pour lui permettre de s’installer en dehors de toutes les commodités des villes et de se suffire en tout à lui-même. 

L’hôpital Général Canadien N°6 quitta Montréal le 20 mars 1916 et embarqua à HALIFAX (nom d’une rue à Joinville) à bord du “Baltic” pour se rendre tout d’abord en Grande-Bretagne. 

Arrivés en France en Juillet 1916,  les canadiens installèrent un camp sous tentes à Joinville-le-Pont sur le plateau de Gravelle « entre le lac de Gravelle et l’emplacement du stade municipal actuel ». 

 

Pourquoi Joinville a t-elle été choisie pour accueillir cet hôpital ?

 

L’Ecole Normale Militaire de Gymnastique de Joinville à proximité (Redoutes et Camp de St Maur), était connue de l’armée canadienne. Les liaisons avec Paris étaient faciles et rapides grâce à la ligne de la Bastille. Enfin Joinville avec son Bois, sa Marne et ses Guinguettes constituait  un lieu de repos idéal pour les soldats venant du front. 

De plus Une fraternisation des Joinvillais , et des Joinvillaises…. avec le personnel et les militaires canadiens s’établit….. 

Entre temps la Croix-Rouge du Canada venait d’offrir la construction en dur d’un hôpital moderne de 500 lits à Joinville. 

Au mois de juin 1918 le personnel de l’hôpital Laval vint prendre possession du nouvel hôpital qui venait d’être terminé le 1er Juin 1918 . 

L’hôpital Laval était constitué de plusieurs bâtiments d’un seul étage en colombages et comportaient 520 lits sous les ordres du Colonel Beauchamp assisté de 39 officiers (chefs de clinique de l’Université de Laval) , 73 infirmières et 207 employés (cuisine, administration, entretien;, nettoyage...) 

Outre les services de médecine et de chirurgie, cet hôpital comprenait un laboratoire, une salle de rayons X, un service de stomatologie, une pharmacie, plusieurs salles d’opération permettant d’effectuer jusqu’à 54 interventions par jour. img034.jpg

 

Du 1er Juillet 1918 au 9 mai 1919,  143 Canadiens ,127 Anglais,  2.964 Français  et 220 Allemands y furent soignés, dont près de 2.000 “gazés”. canadien-a-Joinville.jpg

 

Le 3 Juillet 1918, la Croix Rouge Canadienne fit don de l’Hôpital Militaire de Joinville à l’Etat Français au cours d’une cérémonie à laquelle assistaient le Président de la République, Raymond POINCARE, Lord DERBY, Premier Ministre anglais, Sir Robert BORDEN, Premier Ministre du Canada et du Général Mac DOUGALD de la Société de la Croix Rouge du Canada. 

 

Le personnel canadien de l’hôpital Laval resta en fonction après l’armistice jusqu’au 9 Mai 1919. Il fut remplacé par un personnel hospitalier français dirigé par le médecin-chef AUBURTIN. 

Et c’est grâce au personnel médical de cet hôpital canadien que les Joinvillais ont été épargnés de la monstrueuse grippe espagnole de 1919! 

Que devint ensuite l’hôpital Militaire Canadien ? 

En 1920, les malades furent transférés à l’hôpital du Val-de-Grâce et les bâtiments furent donnés à l’Ecole Normale Militaire de Gymnastique de Joinville (réouverte depuis le 8 Mai 1916) sous les ordres du Colonel LABROSSE. 

 

Ces bâtiments abriteront l’Etat-Major et l’administration de l’Ecole jusqu’en 1939 (Colonel SCHWANDLER) où la plupart des bâtiments furent démolis. 

Entre temps, le 31 Décembre 1929, la ville de Paris avait annexé tout le Bois de Vincennes et le Plateau de Gravelle qui appartenaient (en partie) au territoire de la commune de Joinville. La route des Canadiens devint ainsi la limite de notre commune avec Paris-12. 

Le champ de courses de Gravelle fut rebaptisé Hippodrome de Vincennes et la ferme de la Faisanderie ainsi que les deux redoutes revinrent à Paris. 

La Ferme est devenue l’Ecole Nationale d’horticulture Du BREUIL, la redoute de la faisanderie a laissé la place à l’autoroute A4. Seule la redoute de Gravelle subsiste encore et abrite l’Ecole de police de Paris. ( à suivre)....

René Dennilauler.Ceremonies-11-11-2011-040.jpg

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                         Mobilisation 14/18

 

Par René Dennilauler, Vice-président de l'association " la mémoire au présent " , historien local.

 

Comment se passa cette mobilisation à Joinville ?

 

garance-pantalon.jpgLa France avait besoin de 3 millions de soldats c’est-à-dire de toute la Réserve ainsi que des classes territoriales de 93 et de 94. Si l’on admet que l’espérance de vie d’un homme à cette époque était de 50 ans,  pratiquement tous les hommes valides étaient mobilisables.

Nombreuses étaient les usines à Joinville : Jougla-Lumiere, Pathé-cinéma, Bi-métal, Cartonnerie, les Eaux, les écuries…..Les hommes valides mobilisés furent donc remplacés par des femmes.

Rassemblées dans la gare de marchandises de Joinville où attendait un train.

Les épouses, les mères avec leurs enfants se pressaient autour des wagons pour un dernier adieu et pour un prompt retour car « la guerre n’allait pas durer longtemps ! »

Le train prit la direction du Fort Neuf à Vincennes, en passant par le carrefour de Beauté et la Cartoucherie - les rails de cette ligne étaient encore visibles  en 1995. -

Dans les casernes on distribua les fameux pantalons rouges garance.

Après la révolte paysanne de Béziers, il ne fallait surtout pas mettre nos cultivateurs de garance en avignonnais au chômage ! De plus, la garance était fabriquée synthétiquement sous le nom d’alizarine, à Mulhouse, c’est-à-dire en Allemagne …..

Ce rouge trop voyant sera remplacé par le « Bleu Horizon » à la fin 1915. Ainsi la tenue de nos  poilus pouvait se confondre avec le  bleu du ciel ! 

Mais nos casernes  n’avaient pas de casques pour nos mobilisés « la guerre serait vite terminée »

Tout se passa dans l’ordre, avec la fleur au fusil. sans oublier la fameuse baïonnette au canon « chère au Secrétaire d’État Maginot » car l’honneur d’un soldat français consistait à se battre au corps à corps…. alors que les prussiens avaient misé sur leurs nouveaux canons rayés en acier des usines Krupp….et sur les nouvelles mitrailleuses portatives….….

L’escrime était encore toujours à l’honneur dans notre Ecole Normale de Gymnastique et d’Escrime de Joinville ! qui fermera ses portes pendant toute la durée de la guerre.

René Dennilauler.poilus.jpg

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Le 70 ème anniversaire de l’appel  à poursuivre la lutte lancé par le Général de Gaulle le 18 juin 1940, sera célébré à Joinville-le-Pont vendredi 18 juin 2010 en fin de journée, Parvis de l’Hôtel-de-Ville.

 

general-De-Gaulle-2.jpg« Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas ». Extrait de l’appel lancé le 18 juin 1940 par le Général de Gaulle depuis Londres qu’il avait rejoint alors que Pétain demandait l’armistice et collaborait avec les nazis soi-disant pour sauver la France « je fais à la France le don de ma personne pour atténuer son malheur… » Tu parles ! Nos parents et nos grands-parents peuvent témoigner aujourd’hui de ce qui l’advint de notre pays pendant la « révolution nationale ».

 

Cet appel à la résistance française lancé sur les ondes de la BBC par Charles de gaulle n’eut guère d’écho sur le moment. Seuls les pêcheurs de l’Ile de Sein, quelques personnalités comme le général Catroux, René Cassin, et des anonymes  comme Yves Guéna, Pierre Dac, Daniel Cordier etc.….vinrent le rejoindre et constituèrent ainsi les premiers bataillons des forces de la France libre. Des pans entiers de l’empire français se rallièrent ensuite au Général….Ainsi, peu à peu, la France libre imposait sa présence, même modeste , sur le terrain militaire. (Lucien Bély).

De gaulle a fait l’histoire, De gaulle c’est l’histoire. D’où souvent sujet à discussions.

 

Alors comment ne pas être indigné lorsque  des  professeurs de lettres syndiqués à gauche  sont  scandalisés par la décision prise par l’éducation nationale de porter au programme des élèves de terminale le tome III des « Mémoires de Guerre »sous le prétexte fallacieux que De Gaulle ne serait pas un écrivain. L’ont-ils seulement lu ?...Auraient-ils protestés si « Le coup d’état permanent » écrit par François Mitterrand avait été inscrit au programme ? Et puis est-il du ressort des fonctionnaires- professeurs  fussent-ils syndiqués de décider des programmes à étudier.  Vaste problème qu’il faudra bien résoudre un jour si on veut réformer, dans l’intérêt de nos enfants,  l’éducation nationale.

 

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img252.jpgNé le 31 décembre 1923 à Joinville-le-Pont, Lionel Dubray s’est enrôlé  à 19 ans en décembre 1942 dans le groupe des Francs-Tireurs et Partisans (FTP) Alsace-Lorraine.

 

Animé du patriotisme le plus ardent il participe dans la région parisienne à de nombreux exploits téméraires. En octobre 1943 il attaque avec son groupe une compagnie allemande en plein Paris occupé, et un car de SS à la porte d’Italie.

 

Identifié par la Gestapo, il dut chercher refuge en Bretagne où il rejoindra le maquis du 1er bataillon des Forces françaises de l’intérieur (FFI) dans le Morbihan.

 

Fait prisonnier le 14 juillet 1944 au cours de l’attaque par 300 Allemands du camp de Kervernen-en-Plumélian (Morbihan) Lionel Dubray est torturé atrocement  durant huit jours dans les geôles de Locminé . Faisant preuve d’un grand courage et d’une totale et sublime abnégation il préféra souffrir que de dénoncer ses chefs et ses camarades de combat.

 

Il a été fusillé le 22 juillet 1944 dans le bois de Botsegado sur la commune de Colpo dans le Morbihan….Il n’avait pas encore 21 ans.

 

Une plaque à son nom est fixée sur l’ancienne maison de ses parents au 12 de l’avenue Foch à Joinville dans le quartier de Polangis.

 

Un timbre-poste à son effigie a été édité le 24 avril 1961 afin d’honorer sa mémoire. ( voir photo).

 Source : U.N.A.D.I.F

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