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candidus infos joinville

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Information, réflexions diverses et variées sur l'actualité à Joinville-le-Pont,dans le Val-de-Marne, en France et dans le Monde.

Publié le par candidus.
Publié dans : #Histoire.

               La Grande Guerre de 1914-18  4ème épisode

Avec René Dennilauler ……

 

- Les Années de guerre Taxis-de-la-marne.jpg

 

Le 7 septembre 1914, les joinvillais ont pu voir le défilé sur le pont de Joinville des quelques 700 taxis parisiens dits «  taxis de la marne » réquisitionnés pour acheminer les troupes depuis Paris, aux alentours de Nanteuil-le-Haudouin, d’où nos soldats partaient pour le front.

 

La population ne souffrait pas trop des rationnements car les fermes de la Faisanderie, du Tremblay et des maraîchers subvenaient suffisamment aux besoins des 8.000 Joinvillais 

Les chevaux avaient été réquisitionnés par l’armée. 

Notre Ecole Normale de Gymnastique ferma immédiatement lors de la mobilisation générale, pour rouvrir en 1916 car le Front avait besoin de cadres entraînés. 

Les usines continuèrent à tourner, grâce aux femmes qui avaient remplacé les hommes partis au Front. 

Beaucoup d’entre elles travaillaient à la Cartoucherie du Bois. 

 

Mais les journées des Joinvillais étaient surtout  rythmées par l’arrivée des journaux de   Paris   dont les articles perdaient lentement leur optimisme avec cette affreuse guerre des tranchées. 

Les mères et les épouses lisaient avec anxiété les combats de la Somme des Ardennes, de Verdun, de la Marne. Documents-presse-1916-006.jpg

 

De temps à autre, une carte ou une lettre venait du Front. 

Deux cinémas à Joinville «Eden» et « l’Etoile Polaire » ,et sûrement  d’autres ?) Projetaient des courts reportages: Les Actualités Pathé, Pathé Journal, Gaumont Journal, Eclair et Eclipse, sous  la censure des Militaires qui utilisaient ces films comme moyens de propagande pour les français mais aussi contre l’ennemi!. 

 

Les bombardements de Paris par la “Grosse Bertha”,  les bombes des avions allemands (22 morts et 76  blessés en banlieue parisienne), en février 1918 et les combats aériens (à Chelles)  obligèrent les Joinvillais de trouver un refuge dans  le tunnel du canal. Du coup celui-ci fut éclairé à l’électricité en 1918. img026.jpg

 

 

Mais c’était la cloche de l’Eglise St Charles  qui figeait toute activité à Joinville. Chaque fois elle annonçait la mort d’un de nos combattants, un mari, un père, un frère, un fils. 

Cette cloche au son  lugubre sonna 367 fois……en quatre ans.. 

 

Le maréchal des logis François VERDIER (31 ans)  fut le premier Joinvillais tombé au Champs d’honneur à   Marcilly, le 8 Septembre 1914. 

C’est le 28 Juillet 1916 qu’est tombé à  Belloy Santerre le Lieutenant Emile MOUTI ER  (25 ans)  du 272éme Régiment d’infanterie. 

La rue des cliquettes portera son nom  à la suite d’une décision du Conseil Municipal du 15 Janvier 1922. 

 

 

- Les Jetons de Nécessité 

 

Au cours de cette Grande Guerre, tous les ustensiles ménagers, les outils et les objets d’art en cuivre, en laiton ou en bronze ont été  réquisitionnés par les autorités militaires pour la fabrication d’obus et de cartouches. A cette époque, le cuivre nous venait d’Afrique, du Cameroun allemand…. 

A Joinville  les pièces de monnaie étaient devenues très rares, car elles étaient en bronze. 

La population ainsi que les commerçants éprouvaient de grandes difficultés pour faire l'appoint ou pour rendre la monnaie lors des achats quotidiens. 

Des scènes épiques se produisirent au guichet de la gare pour le paiement des trajets en chemin de fer de la Bastille. 

A un tel point que de nombreuses villes françaises frappèrent monnaie et plus particulièrement des pièces de 5, 10, 25, 40 et 50 centimes et même des jetons de 1, 2 et 3 francs. Ces pièces en aluminium dites de «nécessité» étaient éditées non pas par les municipalités mais par des chambres de commerce, des groupements de commerçants, des cafetiers, des régiments et même des particuliers. 

Nous connaissons six éditeurs de pièces de monnaie à Joinville: le Groupement des commerçants, Industriels et Habitants, Bel Air (?), le bureau de chômage, le Mess des sous-officiers de l'Ecole de Joinville, Landier (?) et la Société Coopérative. ( à suivre )

 René Dennilauler.

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