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candidus infos joinville

candidus infos joinville

Information, réflexions diverses et variées sur l'actualité à Joinville-le-Pont,dans le Val-de-Marne, en France et dans le Monde.

Publié le par candidus.
Publié dans : #Vie Locale

 

affiche libérationDimanche 5 septembre 2010, commémoration du 66ème anniversaire de la libération de Joinville-le-Pont sous la présidence du Maire, conseiller régional d’Ile-de-France M. Olivier Dosne, en présence des membres de la municipalité, du conseil municipal, des anciens combattants, des corps constitués et de la population.

Au programme :

Rassemblement sur le parvis de l’hôtel-de-ville à 10 h 15.

Inauguration du pont Robert Deloche ancien maire communiste de Joinville-le-Pont de 1944 à 1953.

Dépôt de gerbes au cimetière, à l’hôtel-de-ville et sur le pont, que les allemands voulaient faire sauter, probablement pour protéger leur fuite de l’avancée des alliés. De violents combats eurent lieu.sur ce pont et une plaque commémorative rappelle le souvenir de ceux qui, au péril de leur vie, réussirent à le sauver…..

 

La bataille du pont….. Un témoin raconte…Ce témoignage vaut ce qu’il vaut….mais il m’est apparu suffisamment intéressant pour le porter à la connaissance des joinvillais.

 

Ce témoin s’appelle Gilbert Portelette, dit «  Gigi » ou «  Tout p’tit » du fait de sa petite taille. ….après avoir organisé un attentat contre un médecin collaborateur de Villiers-sur-Marne, blessé, il est planqué à Joinville-le-Pont….chez M et Mme Ponthieu, dans une chambre sous les toits…….Il raconte :

  « Quelques jours après mon arrivée (nous sommes fin août 1944), je devise calmement dans mon lit, quand

soudain je sursaute, qu’est-ce que c’est que ce cirque ? Ça crépite de partout. Pierrot qui était près de moi saute sur sa mitraillette, et descend aux renseignements. Raymond (Raymond Ponthieu), qui arrive tout essoufflé, prend une chaise, monte dessus et, passant la tête par le vasistas a une vue d’ensemble de la situation. Il se tourne vers moi :

Ce sont des F.F.I  locaux, ils canardent des fritz qui essaient de faire sauter le pont de Joinville, il y en a sur des barques et d’autres planqués derrière les piles du pont.

Il exulte le Raymond ! j’ai droit à des commentaires exaltés : Merde, il est gonflé le teuton, tout seul dans sa barque au milieu de la Marne, les balles lui sifflent de partout. Et puis il y en d’autres derrière les pilasses, ils s’activent pour poser leurs charges d’explosifs. Voilà maintenant les résistants planqués derrière les parapets et sur les rives qui tirent à qui mieux mieux..

Je supplie Raymond pour qu’il me hisse  à la hauteur du vasistas.

et donnez-moi un flingue, d’ici je pourrai faire de superbes cartons !

(………….) Dans le milieu de l’après-midi, le combat cesse. Les tirs ne sont plus que sporadiques, les « Fifis » ont réussi à sauver le pont.

 

La nuit qui suit est calme

 

Tôt le lendemain matin, Mme Ponthieu et Mme Botoni, exaltées, font irruption dans la loge :

-Des soldats français de l’armée Leclerc sont arrivés à l’instant à Joinville, venant de Paris. Ils ont des véhicules automobiles qui s’adaptent sur les rails de chemin de fer !

 

C’est donc par la voie ferrée que les premiers libérateurs ont fait leur apparition, au grand ébahissement de tous. Quelle allégresse !

 

 

Extrait tiré du livre « Tout p’tit s’en va t’en guerre » de Gilbert Portelette, préfacé par M. Marcel Jullian. (RTL édition).

 

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